Manipurensis c'est un peu l'Hoya qui n'est pas un Hoya. On parlera de sa fleur juste après qui déjà fait clairement penser à un Dischidia ou à un Aeschinanthus mais bon... passons... parlons plutôt de son biotope. On retrouve cet Hoya... en altitude... voire très en altitude... En effet, il est originaire du nord-est de l'Inde et du Népal. Il a pu être identifié ailleurs mais de sur, il vient d'ici. Il va donc contrebalancer tout ce que l'on sait sur l'entretien des Hoya.
Ses feuilles sont juste... surprenantes ? Légèrement vertes et violettes, en forme de truc. Oui, de truc. Mi-bilobé, mi trèfle, re-mi-bilobé derrière. Elles ne dépassent que rarement les 2/3 cm de diamètre. Cette forme de feuille assez particulière et lui donne un port très rigide et écailleux.
Jeunes, le sunstress provoque une altération de la couleur des feuilles juvéniles. Elles seront plutôt vertes et violettes.
Comme nombre d'Hoya, Hoya manipurensis est plutôt de culture facile. A la croissance modérée, il peut avoir une phase de repos marqué mais une fois lancé, il pousse. Il appréciera les espaces lumineux, voire ensoleillés en saison fraiche.
Ha... mais non ! Et oui, on change son fusil d'épaule. Manipurensis est un Hoya d'ombre. Un des rares. Mais oui, ça existe. Il faudra donc le placer à l'ombre en période chaude. S'il est cultivé en extérieur, protégez-le des rayons du soleil presque toute l'année.
Il apprécie les substrats assez drainant (sans surprise). En hiver, laissez bien sécher le sol avant d'arroser à nouveau (un arrosage tous les 7 à 20 jours suffira en fonction de la taille du pot, de votre substrat ou de la température intérieure). En été, soyez plus attentifs, jusqu'à 2 arrosages par semaine pourront être nécessaire en période de canicule. Attention aux petits pots.
Il se développe au cœur de forêts humides assez dense, une forte hygrométrie n'est donc jamais un soucis, tant qu'elle ne dépasse pas les 75%. Privilégiez alors, un espace très ventilé. Les Hoya supportent aussi très bien les airs secs mais ne développeront pas de belles racines aériennes, caractéristiques de leur croissance épiphyte en espace naturel. Hoya manipurensis évolue naturellement à plus de 1500m d'altitude, entre 2° et 26°C, il faudra donc le cultiver en espace frais à tempéré toute l'année. Pensez donc à le rentrer, s'il est cultivé en extérieur, lorsque les nuits commencent à être gélives. Cet Hoya est assez facile à cultiver. Il pourra supporter ponctuellement des températures comprises entre 1° (hors gel) et 34°C (ce qu'il a subi ici cet été sans trop trop de difficulités). Il peut donc être cultivé en extérieur une bonne partie de l'année.
Je vous encourage à lui apporter sa dose d'engrais tous les mois, voire tous les 15 jours. La dose comme le rythme seront à ajuster en fonction de l'engrais utilisé mais privilégiez, comme souvent, un apport léger et régulier.
D'abord identifié en Dischidia puis en Micholitzia à cause de sa fleur en forme d'urne, des études ADN récentes ont bien confirmé qu'il s'agissait d'un Hoya. Ce genre nous épatera toujours.
Les fleurs en urne sont assez petites : de 0,5 à 1 cm de profondeur pour 0,5 cm de diamètre à l'ouverture. De couleur orange à marron, elles dégagent relativement peu d'odeur.
Avec un pied bien développé, je trouve que l'espèce est plutôt florifère hors été.
Diamètre : 6 cm
Dimensions : 5 cm de hauteur environ
Origine : Asie du sud, Inde et Népal
Substrat : Plantes d'intérieur, Minéral, Super-minéral
Difficulté : Facile (2/5)
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8,00 €Prix
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